Jf botox dangerous jobs

ABE a enquête sur une pratique qui échappe pour l'instant à un véritable contrôle. Le message des centres esthétiques est commun : faire des injections est un geste beauté désormais aussi banal qu'une simple coupe de cheveux. Un message relayé par les magazines de mode et même les journaux les plus généralistes.

Pourtant, la pratique n'est pas si anodine. Les autorités sanitaires européennes et américaines ont d'ailleurs lancé une série de mises en garde, y compris pour les traitements à but cosmétique. Une toxine virulente Le botox est en fait de la toxine botulique, très fortement diluée, et pour cause. Le terme botulique vient du latin botulus qui veut dire saucisse car, au début du 19e, les intoxications alimentaires provenaient notamment des saucisses en Allemagne.

Perdre du poids sans glucide quotidien, on a identifié cette substance, c'est une protéine qui a la propriété de bloquer la transmission entre les nerfs et les muscles.

Une arme biologique pour les armées On dit qu'elle est 40 millions de fois plus puissante que le cyanure. Dès la seconde guerre mondiale, certaines armées ont pensé en faire une arme biologique. En médecine, on a commencé par l'utiliser pour traiter des troubles neurologiques : les spasmes des membres supérieurs et inférieurs - tels la crampe du pianiste ou celle de l'écrivain, ou encore les spasmes de la paupière.

C'est ainsi que l'application esthétique de la toxine a été découverte : dans les années 80, une ophtalmologue a constaté qu'elle éliminait temporairement les rides du front C'est un médicament. Seuls des médecins peuvent l'injecter. En Suisse, le botox à usage cosmétique est autorisé depuis sous le nom de Vistabel.

En juilletl'agence européenne du médicament, puis en janvier de cette année les Américains de la FDA, lancent une mise en garde liée à la possible migration de la toxine à distance du site d'injection. Selon les recherches dirigées par le docteur Wolfe pour le compte de Public Citizen, l'organisation de consommateurs de Ralph Nader, il y a eu cas de réactions graves au botox - dont des problèmes respiratoires suite à la paralysie de certains muscles.

Le rapport dénombre 16 décès, ceci entre novembre et décembre Les cas les plus sérieux sont survenus lors de traitements à but thérapeutique. Il faut qu'il sache qu'une surdose peut être fatale. Mais risques il y a, même si certains les minimisent.

L'enjeu est de taille, pour les médecins comme pour le principal fabricant de la substance. Les ventes de botox lui ont rapporté plus d'un milliard de dollars l'an dernier, et elles ne cessent d'augmenter. A dose cosmétique donc, les risques sanitaires et esthétiques sont moindres qu'à dose thérapeutique, mais non négligeables.

Les conditions d'injections sont très importantes pour éviter des effets secondaires indésirables. Enquête auprès des praticiens suisses. Dans la station grisonne de St Moritz, deux médecins vous lissent les rides en une trentaine de minutes, sans rendez-vous. Le concept "fast-botox", lancé l'automne dernier dans un premier centre à Zurich, semble marcher.

On paie ici de fr. Manque de contrôle Mais qui sont-ils, ces terminators de rides? Chirurgiens, dermatologues, médecins généralistes? Comment savoir, alors, si les patients-clients seront traités dans les règles de l'art? C'est tout le problème de cette nouvelle discipline. Tout médecin - qu'il soit généraliste, gynéco ou même dentiste - peut pratiquer des injections, sans formation particulière.

Expérience requise Les chirurgiens plastiques et les dermatologues n'aiment pas qu'on vienne marcher sur leurs plates-bandes. Il est vrai aussi que leurs spécialisations de base leur donnent une compétence plus pointue en ce qui concerne les injections cosmétiques, et surtout leur suivi médical. Les mimiques changent, les épaisseurs des muscles changent, l'évolution au cours du temps change. Vous ne pouvez pas faire les mêmes doses aux mêmes patients, Si on répète la dose, le muscle devient moins actif, il s'atrophie un peu, il faut adopter la dose à l'évolution du patient.

Ceci pour diminuer les risques de migration de la toxine au-delà des muscles traités. Tout ça doit être bien mesuré. Simplement parce que les muscles y sont plus nombreux et plus rapprochés.

Une injection ratée pourrait entraîner des troubles de la déglutition ou de l'élocution. Quant aux injections du haut du visage, il peut y avoir des effets secondaires : maux de tête, brûlures, ou, plus embêtant, chute d'une paupière.

Ils sont passagers, puisque la toxine est désactivée au bout de quelques mois. C'est son avantage, elle est résorbable. Voilà qui n'a pas échappé à l'industrie cosmétique : si une cliente ou un client veut garder son look botox, il lui faudra refaire des injections sa vie durant. ABE Botox: le tour des cliniques Pour minimiser les risques, il faut un médecin expérimenté, des dosages adaptés et des points d'injection précisément choisis en fonction des patients.

Sur le terrain, ces règles sont-elles respectées? ABE a choisi 12 centres et cliniques esthétiques de Suisse romande, où nous avons envoyé une enquêtrice. Chaque fois elle a demandé une consultation d'information au responsable médical pour une éventuelle injection de botox.

Lors de chaque consultation, elle a posé exactement les mêmes questions, suivant un scénario établi à l'avance par ABE. Nous avons cherché à savoir, entre autres, quel traitement lui serait proposé et quelles mises en garde on lui ferait. Il faut en effet savoir que le botox est contre indiqué notamment en cas de grossesse et d'allaitement.

Nous avons aussi demandé à chaque médecin le prix des injections et la fréquence de traitement recommandée. Quant à notre enquêtrice, sachez qu'elle a moins de 30 ans et pas une ride sur le front.

Elle a chaque fois précisé qu'elle voulait des injections pour prévenir l'apparition de rides. Voici les résultats de notre enquête :. Easylook-Clinique Rive Droite à Genève. Adonis-Clinique de médecine esthétique à Genève. Comme vous n'avez pas de rides, il ne faut pas du tout de botox! Centre Wellness des Bains d'Ovronnaz. Centre médical Homéolaser à Genève. Mais il me dit que dès 30 ans, c'est bien, et qu'il faut que la prévention rentre dans les moeurs.

Ils disent vouloir prévenir l'apparition de rides. De façon générale, et sans nommer ni médecins ni instituts, nous avons demandé au président du groupement genevois de dermatologues de commenter cette pratique. Cela me paraît tout à fait anormal. L'approche est réservée : le médecin propose un petit peu de botox entre les sourcils uniquement. Il prévient notre enquêtrice que si elle commence jeune, elle risque de faire du botox pendant très longtemps.

Centre de chirurgie plastique à Lausanne. Le chirurgien propose un traitement très limité entre les sourcils et le front, et conseille à notre enquêtrice de prendre son temps pour se décider à faire les injections. Académie Dr Ney à Montreux. Le docteur conseille un petit peu de botox pour les rides entre les sourcils.

Concept Esthetic à Paudex. En réalité cette bosse était plus cartilagineuse basse que osseuse haute. La rhinoplast La journée continue. Oui, elles peuvent passer inaperçues!

Kalo tek. Sektorët e kësaj faqe. Ndihmë për aksesueshmëri. Emaili ose telefoni Fjalëkalimi Ke harruar llogarinë? Ke harruar llogarinë? Jo tani. Information about Page Insights Data. Uniquement pour les messieurs. Au micro de Mélanie Gomez, mercredi, sur Europe 1, Sébastien Garson, chirurgien plasticien, répond aux interrogations des femmes sur la pose d'implants mammaires. Ces questions que vous vous posez sur les implants mammaires. Mesa duket ju po hasni probleme në luajtjen e kësaj videoje.

Nëse po, ju lutemi te rinisni shfletuesin tuaj. Postuar nga Talia Marival. Shiko më shumë.